Licence Science de la Vie, Parcours BE : présentation

Présentation du Parcours BE : Biologie Écologie 

Le parcours Biologie Écologie (BE) de la licence Sciences de la Vie (SV) est une formation scientifique pluridisciplinaire centrée sur la connaissance des organismes (de tous types : animaux, végétaux, champignons, bactéries…), de leur évolution et de leur écologie, au sens scientifique du terme, c’est à dire l’étude scientifique de la relation entre les organismes et leur environnement, ainsi que les interactions qu’ils développent entre eux (l’écologie sociétale ou politique, l’écologisme, n’est pas au cœur de la formation, bien qu’elle soit parfois abordée dans les cours). La quatrième discipline majeure de notre formation est l’acquisition et la maîtrise des outils mathématiques et statistiques indispensables en écologie et biologie évolutive. Le choix d’unités d’enseignement spécifiques peut enfin vous permettre de vous spécialiser en paléontologie ou en paléoécologie via l’étude des Sciences de la Terre.

Cette formation initiale est ainsi une licence générale ayant pour vocation première d’amener les étudiant-e-s à prolonger leurs études par un master (ou équivalent) dans les disciplines de la biologie des organismes, la biologie évolutive, ou l’écologie, ainsi que des disciplines connexes (communication scientifique, gestion des écosystèmes, épidémiologie, histoire des sciences et épistémologie, etc.). Les enseignements y sont centrés sur l’acquisition de la démarche scientifique. Comme dans tous les parcours de la mention SV, une attention particulière est accordée aux enseignements de type travaux dirigés, travaux pratiques, au recours à la manipulation, à l’expérimentation et à l’approche de terrain (dans la limite logistique de ce que nous permettent les effectifs importants). Les enseignements laissent en outre une grande place à l’autonomie des étudiant-e-s pour réaliser plusieurs projets, le plus souvent en groupe, impliquant un niveau élevé de pratique des outils de communication (rapports de synthèse, posters, diaporamas, etc.), et notamment la réalisation d’exposés à l’oral, en français ou en anglais.

Une proportion importante des unités d’enseignements est orientée dès la première année de Licence (L1) Sciences de la Vie Santé Environnement (SVSE) vers ces disciplines, mais le parcours ne commence à proprement parler qu’à partir de la deuxième année (L2). Par ailleurs, L2 et L3 (troisième année) sont intimement liées, la L3 s’appuyant sur les acquis de L2. Tous les groupes d’organismes et tous les environnements seront abordés au cours des 3 années de licence, même si les enseignements utilisent aussi les connaissances sur des espèces  modèles. La volonté des équipes pédagogiques est de rendre compte de la diversité réelle pour mieux comprendre le vivant, en se servant notamment de la richesse biologique locale (organismes présents sur le campus, dans l’agglomération de Montpellier et dans les écosystèmes méditerranéens). Les enseignements s’appuient sur et ouvrent à des disciplines connexes telles que physiologie, biochimie, microbiologie, écotoxicologie, et immunologie.

Les compétences que doivent acquérir les étudiant-e-s qui suivront la licence Sciences de la Vie parcours BE sont :

1)    des compétences disciplinaires

  • Connaître les différents niveaux d’organisation du vivant (allant de l’organisme à la biosphère), et leurs interactions ;
  • Connaître les processus à l’origine de la biodiversité ;
  • Connaître les biodiversités actuelles et passées ;
  • Connaître les stratégies biodémographiques et adaptatives des organismes, en lien avec leurs ressources, leurs interactions et les caractéristiques de leur milieu de vie ;
  • Savoir mettre en œuvre les différentes approches et outils utilisés en biologie évolutive et en écologie : observation, échantillonnage, expérimentation et analyses statistiques ;
  • Savoir mettre en œuvre les outils de description de la biodiversité, du gène à la biosphère ;
  • Connaître les applications de la biologie des organismes, de la biologie évolutive et de l’écologie (santé, agronomie, conservation, restauration).
2)    des compétences transversales
  • Savoirs
    • Connaître le processus de formation des connaissances dans différentes disciplines (hypothèses, résultats expérimentaux, résultats polémiques, théorèmes mathématiques, faits scientifiques).
  • Savoirs Faire
    • Savoir mobiliser les concepts et les outils de différentes disciplines pour analyser un document, une observation ou le résultat d’une expérience ;
    • Etre capable de développer une argumentation logique avec un esprit critique (limites, confrontation à la bibliographie, défense d’un point de vue grâce à une argumentaire construit et logique, etc.) ;
    • Savoir rechercher et extraire des informations de manière critique, hiérarchiser les sources d’informations et identifier leur fiabilité, en réaliser une synthèse ;
    • Savoir élaborer des présentations orales et des rapports écrits scientifiques inédits (sans plagiat), en utilisant des illustrations et un niveau de langage adaptés au public concerné, à l’aide d’outils informatiques adaptés ;
    • Être capable de proposer une problématique scientifique, proposer et mettre en œuvre une démarche d’observation, un plan d’échantillonnage ou une démarche expérimentale, et analyser les données qui en sont issues, à l’aide d’outils informatiques pour la saisie, l’analyse et la sauvegarde de données ;
    • Savoir rechercher des informations pour mettre en place son plan de formation, savoir élaborer un CV, une lettre de motivation, et utiliser des outils de réseaux professionnels ;
    • Savoir mener à bien un projet au sein d’un groupe.
  • Savoirs être
    • Savoir travailler en autonomie, s’adapter à un contexte nouveau et prendre des initiatives pertinentes ;
    • Être capable de s’auto–évaluer et de se remettre en question pour apprendre ;
    • Savoir se positionner dans un groupe dans le but de la mise en œuvre d’un projet, savoir écouter et échanger de manière constructive ;
    • Respecter les règles légales, d’éthique et de déontologie pour l’utilisation et la production de documents (plagiat, source, droits d’auteur et citations, falsification des données) ;
    • Respecter les règles légales, d’éthique et de déontologie pour la manipulation d’organismes vivants (élevage et expérimentation animale, échantillonnage de terrain) ;
    • Respecter les autres, respecter le matériel et les organismes sur lesquels on travaille.